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Recyclage, upcycling et revalorisation pour un surf responsable, c’est la mission de Nomads Surfing.

Dernière mise à jour : 26 avr. 2023


Le paradoxe du surf


Et si nous voyons une partie de la pollution d’aujourd’hui comme une ressource pour demain ? Il convient de repenser la réduction de nos déchets, de notre consommation de masse et nos impulsions irrationnelles mais aussi de réfléchir à la revalorisation des déchets provoqués par nos modes de vie.


L’industrie du surf et sa forte démocratisation en est l’un des contributeurs. Certains parleront d’un sport, d’autres d’une philosophie de vie, le surf a deux univers qui se croisent et se font concurrence à la fois. L’un originel, d’un état d’esprit libre, relié à l’élément océanique, qui vit en harmonie avec la nature et pratique la glisse comme un moment privilégié, presque spirituel.



D’autres pratiquent le surf comme une vraie discipline sportive, une compétition à l’eau, contre soi-même et les autres. La bienveillance échappe à certains et la testostérone prend toute la place…. Bref. Deux univers et deux états d’esprits, qui ne sont toutefois pas incompatibles... Puisque pour toutes et tous, le surf est un exutoire, un dépassement de soi, une manière de ralentir, de se reconnecter, de se libérer et de s’apaiser. C’est se couper du monde qui bourdonne à mille à l’heure, faire le vide, se reconnecter à la nature, l'élément eau et se mettre à nu face à plus grand que soi.


L’explosion de ce sport life style a petit à petit perdu de son essence et est devenue une véritable industrie à son insu. Comme dans toute industrie, l’avènement du plastique a eu raison du surf et l’a englouti. Pratiques, peu couteux, délocalisés, les planches en mousses de chine et leurs accessoires plastifiés inondent les spots de surf et les littoraux aux quatre coins du monde. Comment un sport si proche de la nature, qui prend sa source dans la spiritualité océanique des polynésiens, a-t-il pu devenir une pollution et surfer sur la vague de la consommation ? Comment le surf des années 60 a-t-il pu laisser la place à tout ce que ce mouvement de « hippie » rejetait ?


Paradoxalement, l’essor du surf séduit de plus en plus de personnes qui préfèrent adopter une vie rythmée par la houle et les caprices de l’océan plutôt qu’à celle du « métro boulot dodo ». À méditer.


Heureusement, aujourd’hui de nouveaux entrepreneurs s’interrogent et font le contre-pied de cette industrie de masse polluante pour un meilleur équipement. Pour une pratique plus respectueuse de l’environnement, moins énergivore, plus relocalisée et consciente des enjeux de l’océan. Puisque protéger l’océan c’est un peu comme protéger son terrain de jeu.



L'Impact environnemental de l’industrie du surf


Planche, combinaison, wax ou encore crème solaire (@pok Kerbi) : la panoplie du surfeur n’est pas sans conséquence sur l’environnement, et pourtant, les pratiquants de surf sont souvent les premiers défenseurs de l’environnement. Aïe, encore une contradiction dans ce monde de dingue !



Ne serait-ce, non pas un manque d’amour pour cet espace de bien-être qu'est l’océan, mais plutôt un manque de connaissances et d’informations sur l’impact de notre matériel et de l’industrie derrière toutes ces belles images de surf.


Une planche de surf va avoir un impact fort de part son processus de fabrication et des produits utilisés. Aujourd'hui tout est calculé en poids de carbone, ce qui est discutable car nous mettons des oeillères sur une variété de pollution astronomique, mais c'est un autre sujet. Donc, à titre d'exemple, une planche 6,0 de 2kg a un impact carbone de 270kg. Pour donner un ordre de comparaison, un pc portable a un impact carbone de 320kg (sans compter son impact lié à son utilisation d’énergie). Et les produits majoritairement utilisés sont issus de la pétrochimie, généralement avec une base en pain de mousse qui représente 26% de l’impact environnemental de la planche et les résines en polyestere contiennent des composants chimiques très cancérigènes.


Autre exemple, la wax qui est essentiellement composé de paraffine qui est du pétrole transformé par raffinage. Mmmh, vous en voulez encore ? Le sujet des crèmes solaires a déjà été traité dans un article que vous pouvez retrouver ici. ;)


Mais, heureusement des solutions existent face à cette folie du pétrole !



Et si le surf pouvait RE-devenir éco-responsable ? C’est ce que propose NOMADS SURFING.


Oui, puisque n’oublions pas que l’ancêtre des planches de surf en mousse ou en époxy c’était … la planche en bois 100% écologique !


Nomads Surfing prend le parti pris du recyclage, de l’upcycling et du naturel. Transparence, innovation, durabilité et engagement sont les mots clés de cette entreprise Bordelaise, créée par 3 copains, Thomas, Nicolas et Basile. C’est en expatriation en Asie dans de grandes entreprises qu’ils prennent conscience de la pollution que subit l’océan.


C’est le choc d’être mis en face de nos pollutions et contradictions qui a donné envie aux 3 fondateurs de Nomads Surfing de mettre leur pierre à l’édifice en déconstruisant le mode de société dans lequel ils ont grandi pour donner vie à un projet plus engagé et à taille humaine. Ils décident d'agir à leur échelle pour la protection de l’océan, avec comme passion commune le surf.


L’objectif est de proposer des produits et accessoires de surf avec un impact le plus réduit possible sur l’environnement. En proposant des alternatives aux surfeurs avec des produits qui intègrent de la matière recyclée et fabriqués localement.


Eve Isambourg, ambassadrice de Nomads Surfing.


"Innover pour protéger l'océan."


Chez Nomads, les accessoires techniques destinés aux surfeurs sont au coeur du projet. Ils ont commencé en 2019 en créant des dérives (ailerons que l'on fixe sous la planche à l'arrière pour apporter plus de mouvement et de stabilité). Ces dérives de surf intègrent des filets de pêche recyclés, récupérés en méditérannée. L'été 2021, ils ont créé le pad de surf entièrement composé de liège, matière 100% naturelle, fabriqué dans les landes (85% de liège recyclé et 15% d'écorce naturelle). Et enfin, le leash, entièrement cousu et assemblé à Bordeaux avec des pièces plastiques en matière recyclée et une ceinture de sécurité recyclée avec du néoprène récupéré chez leurs partenaires, comme par exemple, le Lacanau Surf Club.



Les produits Nomads Surfing, pad, dérives brandées @Sea Shepherd, planches ...


D'autres activités transverses à impact


Nomads Surfing organise de nombreux événements et actions en parallèle, tels que les Ocean Days. Dans un grand centre commercial de Bordeaux, l'entreprise aime détonner dans ce temple de la mondialisation pour questionner les gens, aller à contre courant et rencontrer une population qui n'irait pas de manière instinctive dans un surf shop engagé. Ces événements regroupent un festival du film, des expositions d'art, des ateliers de sensibilisation comme la Fresque Océane, et des sculptures XXL pour alerter sur la pollution plastique. Parmi ces sculptures, Nomads a déjà réalisé une tornade de déchets, un sapin de Noël en bouteilles plastiques au milieu de la promenade Saint-Catherine, ou encore le dauphin sur la grande plage de Lacanau.


Rencontre avec Thomas Cervetti, co-fondateur de Nomads Surfing

@Lacanau Surf Club.


Nomads Surfing a également créé un documentaire disponible sur netflix : No Mads pour parler du sujet de la pollution plastique aux Philippines, des coraux et de la pêche illégale. Un autre documentaire est à venir en partenariat avec @The Blue Quest (pok Clément Pourtal).


Vous l'aurez compris Nomads Surfing n'est pas prêt de s'arrêter pour faire grandir la vague du changement ! Bravo, à Thomas, Nicolas et Basile.


Pour les suivre :

Instagram : @nomads_surfing

Linkedin : NOMADS SURFING


Pour les contacter : contact@nomads-surfing.com

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